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Il y a encore quelques années, cette question aurait pu paraître saugrenue. Mais avec le développement rapide de ce que certains ont appelé la "troisième océanographie", c'est-à-dire l'océanographie opérationnelle, qui a conduit notamment à la création de "Mercator Ocean" et au lancement par celui-ci du premier bulletin global de prévisions océaniques en octobre 2005, aujourd'hui de plus en plus nombreux sont les secteurs dont les activités nécessitent impérativement d'avoir accès à des données qui répondent quotidiennement à cette question. Qui plus est, dans un contexte de changement climatique, prévoir l'évolution de l'océan à moyen et long terme devient un impératif. D'où l'importance du lancement, en juin prochain, du satellite Jason-2, fruit d'un partenariat entre le Cnes, la Nasa, Eumetsat (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites) et la NOAA (National Oceanical Atmospheric Administration), dont la mission sera d'effectuer des mesures du niveau des océans.
HistoireLe premier satellite météorologique, le Vanguard 2, fut lancé le 17 février 1959 pour mesurer la couverture nuageuse. Malheureusement, lors de sa satellisation, son axe de rotation fut mal orienté et il ne put donner que peu d’informations. Le TIROS-1 fut le premier succès dans ce domaine. La NASA le lança le 1er avril 1960 et transmis durant 78 jours. Il fut l’ancêtre du programme Nimbus qui mena au développement des satellites météorologiques modernes lancés par la NASA et opérés par le NOAA. Pour répondre à leurs besoin spécifiques, différents pays ou association de pays ont démarré ensuite leur propre programme. En Europe, les satellites Météosat, de première génération, ont été réalisés dans le Centre spatial de Cannes Mandelieu par un consortium créé à cet effet: COSMOS, sous maîtrise d'oeuvre d'Aerospatiale. Leur premier satellite, Météosat 1, a été lancé le 23 novembre 1977. TypesIl y a deux types de satellites météorologiques : géostationnaire et circumpolaire. Satellites géostationnairesSitués directement au-dessus de l’équateur et à une distance telle (35 880 km), ils orbitent de façon synchrone avec la Terre. Les satellites géostationnaires peuvent donc prendre des informations en continu de la même portion du globe, surtout dans les spectres visibles et infrarouges. Ces informations sont utilisées par les météorologues pour suivre les systèmes météorologiques visuellement en plus d’extraire des données dérivées (température et albédo) pour connaître la structure de l’atmosphère et des nuages, données qu’on injectera dans les modèles de prévision numérique. Les médias agrémentent également leurs bulletins météo d’animations en boucle venant de ces satellites. Les satellites géostationnaires ont une résolution maximale à leur sous-point, le point de l'équateur à la verticale duquel ils sont situés. Cette résolution diminue en allant vers les bords du disque terrestre à cause de la parallaxe de l’angle de visée de plus en plus rasant. Ainsi, par exemple, au dessus de 65 degrés de latitude Nord ou en dessous de 65 degrés de latitude Sud, ils deviennent presque inutilisables. Les différents pays cités plus haut maintiennent une flotte de ces satellites :
Satellites circumpolairesPour complémenter les satellites géostationnaires, des satellites orbitent autour de la Terre à basse altitude (~720 - 800 km) selon une trajectoire passant par les pôles. Ils sont héliosynchrones, c’est-à-dire que leur axe de rotation est perpendiculaire à l’axe entre le Soleil et la Terre. Ils peuvent ainsi passer deux fois au-dessus de n’importe quel point de la surface du globe à chaque jour avec une luminosité similaire. Comme ils sont plus rapprochés de la surface, ces satellites ont une meilleure résolution. On peut y distinguer plus facilement les détails de température des nuages et leur forme visible. Les feux de forêt et la brume y sont beaucoup plus évidents. On peut même en extraire des informations sur le vent selon la forme et le déplacement des nuages. Malheureusement, comme ils ne couvrent pas continuellement la même surface terrestre, ils ont un usage plus limité pour surveiller la météo en temps réel. Ils sont surtout utiles dans ce domaine dans les régions polaires où des images composites venant des différents satellites sont plus fréquentes et permettent de voir ce qui est presque invisible aux satellites géostationnaires. Cependant, pour des utilisations de plus longue haleine, ces satellites donnent des informations importantes. Les données infrarouges et visibles recueillies par ces satellites permettent de suivre le déplacement à moyens termes de phénomènes tels les courants marins comme le Gulf Stream et El Nino et les masses d’air avec une précision beaucoup plus grande.
InstrumentationCes satellites sont munis originellement de deux types de senseurs :
Plus récemment, on y a ajouté :
UtilisationEn plus des informations météorologiques sur la température et la couverture des nuages on peut mentionner :
Les informations de ces satellites météorologiques peuvent être complémentaires à d’autres types de satellites environnementaux pour suivre les changements de végétation, l’état de la mer, la fonte des glaciers. Leurs données sont également traitées pour en tirer la structure de l’atmosphère (stabilité, température, vents et humidité) ce qui supplémente les données de stations terrestres et aérologiques pour alimenter les modèles de prévision numérique. Le ministère de la défense américain a ses propres satellites météorologiques dans le cadre du programme Defense Meteorological Satellite Program (DMSP). Ces derniers ont une résolution de quelques centaines de mètres (grosseur d’un navire) et une sensibilité lumineuse qui permet de voir dans le visible même la nuit. Le black-out de 1977 à New-York était particulièrement notable sur ces satellites circumpolaires qui peuvent également repérer les foyers d’incendie de forêt et même les sources couvant sous la surface.
Lundi 15 Septembre 20081 commentaire(s)
On se souvient de l’activisme populaire qui dans au début des années 80 avait forcé le pouvoir central à annuler un projet de centrale nucléaire sur le site unique de la Pointe du Raz. Vingt ans plus tard, la population locale vient tous les jours admirer ce projet ambitieux qui, enfin, entamera le désenclavement énergétique de la pointe de bretagne. Tous attendent avec impatience le “verdict des pales” : bruyant, pas bruyant, efficace, pas efficace ..?.. Quand on pense que la technologie des éoliennes est aussi vieille que l’électricité, on ne peut que s’indigner du scandale d’état qui a permis de privilégier la solution nucléaire, monolithique, à l’établissement d’un réseau décentralisé de production d’électricité renouvelable. Nous étions présent sur ce chantier qui à l’heure où nous écrivons se poursuit sous le soleil radieux d’un septembre généreux… Le vent n’est pas encore au rendez vous, ce qui facilite grandement le travail de l’équipe internationale qui, avec ses grues géantes, défie la pesanteur des vieilles collines armoricaines : Irlandais, écossais, et allemands… Cherchez l’erreur : la France toujours, à l’avant-garde, saura-t-elle un jour héberger convenablement des entreprises dans ce secteur en pleine croissance partout ailleurs dans le monde ? Toujours est-il qu’à une dizaine de kilomètres de ce gigantesque site éolien, le bureau d’ecolopop a de grandes chances, d’ici quelques mois, de pouvoir proclamer : 100 % énergie renouvelable !
Vendredi 12 Septembre 2008Poster un commentaire
v0iicii la partiie eolienne !
Vendredi 12 Septembre 2008Poster un commentaire
Un énorme pan de la banquise antarctique a commencé à se désintégrer. Mais, selon un climatologue, c'est la fonte des glaces au pôle nord qui est la plus inquiétante.
La fonte de la banquise en Arctique (pôle Nord) est susceptible d'entraîner une montée du niveau des eaux sur la planète beaucoup plus importante qu'évoquée pour l'instant, estime Christian-Dietrich Schönwiese. Un pan de l'Antarctique se désintègre Le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC) a annoncé mardi qu'un énorme pan de la banquise antarctique (pôle sud), équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris, a commencé à se désintégrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique. Selon des images satellite, cette désintégration porte sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins. Elle a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest. Quatre fois la superficie de l'Allemagne L'explorateur allemand Arved Fuchs, l'un des auteurs de la première traversée à pied de l'Antarctique en 1989, a exprimé son inquiétude face à ce phénomène "très menaçant". Il a lui aussi renvoyé à la situation en Arctique, plus dramatique à ses yeux : la partie des glaces proches du Pôle nord ayant fondu au cours de l'été dernier correspond à quatre fois la superficie de l'Allemagne, a-t-il dit sur la radio NDR. "C'est le record absolu depuis qu'on observe ce genre de phénomènes", a souligné l'explorateur. Tags associés : marants
Vendredi 12 Septembre 2008Poster un commentaire
Détaché de la banquise en 2000, l'iceberg B15A, avec ses 150 kilomètres de long et ses 3.000 kilomètres-carré, est venu buter sur la côte Antarctique, bouchant l'accès à la mer pour une communauté de 3000 couples de manchots d'Adélie. Le drame se noue du côté de McMurdo Sound, principale voie d'accès maritime à trois stations de l'Antarctique, appartenant à la Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et à l'Italie. Ce gigantesque bloc de glace a déjà été accusé en 2002 d'empêcher le développement du phytoplancton.
Aujourd'hui, il inquiète de nouveau. En obturant la baie, "le plus gros objet flottant actuellement sur la planète", selon l'expression de Lou Sanson, patron de l'agence gouvernementale Antarctica New Zealand, empêche les eaux maritimes circulant près de la côte de repartir vers le large et de fragmenter la banquise. Face à cette étendue de glace, les manchots de Cape Royds doivent marcher durant 180 kilomètres pour atteindre la mer libre et se nourrir de krill, les petites crevettes des mers froides. Ces solides oiseaux en ont vu d'autres mais c'est actuellement le printemps dans l'hémisphère sud, et les manchots doivent ramener dans leur jabot de quoi nourrir leur poussin (un par couple), à peine né mais très vorace. D'après Lou Sanson, après leur long périple, les adultes reviennent le réservoir vide… Résultat, les scientifiques prédisent pour cette communauté la mort de la presque totalité des poussins de l'année. Manchots et humains sur le même radeau La population de Cape Royds ne serait pas la seule touchée. John Cockrem, de l'Université Massey en Nouvelle-Zélande, affirme que, sur l'île Ross, deux colonies de manchots, regroupant environ 50.000 couples, ont vu eux aussi se fermer la banquise et doivent parcourir près de cent kilomètres au lieu des cinq habituels. Les scientifiques craignent que 10 % de la population ne disparaisse.
Mais un autre spécialiste, Julian Tangaere, responsable de la base néo-zélandaise Scott, tempère ce catastrophisme. Il explique que l'iceberg se dirige vers le large, à raison de deux à trois kilomètres par jour. Un chenal d'eau libre commence donc déjà à s'élargir. "Pour être honnête, a-t-il déclaré selon l'Associated Press, je pense que quelques personnes ont tiré la sonnette d'alarme un peu vite et je pense qu'on a largement le temps de voir comment vont évoluer les choses." La menace concerne également les humains, du moins les scientifiques des bases américaines, italiennes et néozélandaises, qui, eux aussi, voient la mer de beaucoup plus loin depuis l'accostage de B15A. L'envoi d'un brise-glace américain est envisagé pour ravitailler les trois bases. Les chercheurs aussi ont faim...
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Vendredi 12 Septembre 2008Poster un commentaire
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